INSTITUT DE RECHERCHE AGRICOLE POUR LE DEVELOPPEMENT
Un outil privilégié pour le développement agricole et rural du Cameroun

Notre vision

Depuis le Comice agropastorale d’Ebolowa en janvier 2011, le Chef de l’Etat a engagé le Cameroun dans la Vision 2035, voie d’émergence de l’économie nationale. Pour y arriver, de nombreux efforts sont requis de toutes les couches socio-économiques et de tous les secteurs de production afin d’assurer et de maintenir une croissance forte, durable et équitable, notamment du secteur rural, axée sur la réduction de la pauvreté, l’assurance de la sécurité alimentaire et la conservation de l’environnement. Ces objectifs globaux de la stratégie nationale (DSRP) s’inscrivent de façon idoine dans les missions et mandats de l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD), dans son rôle avant-gardiste de création d’innovations technologiques pour les producteurs agricoles, les éleveurs, les transformateurs agropastoraux et les agro-industries.

Depuis 2002, l’IRAD a adopté une nouvelle programmation scientifique axée sur l’Approche Projet. Cette méthode nouvelle de travail consiste à constituer des équipes de recherches pluridisciplinaires et interinstitutionnelles pour développer des recherches à partir de la demande des utilisateurs et obtenir des innovations technologiques contextualisées pour une utilisation immédiate par les producteurs qui font partie des équipes de recherche. Cette démarche institutionnalisée à travers le Pôle de Compétence en Partenariat (PCP) a été testée dans le cadre du projet « Renforcement des Partenariats dans la Recherche Agronomique au Cameroun » (REPARAC) et le projet ARDESAC dans le cadre du PRASAC au Nord Cameroun. Cette approche est actuellement mise en œuvre dans le cadre du projet PRASAC « Production durable du manioc en Afrique Centrale ». Le nouveau Plan Stratégique de l’IRAD pour la période 2013-2018 va renforcer cette démarche à travers les 30 projets de recherche retenus.

Aussi, le développement des ressources humaines et infrastructurelles demeure-t-il une haute priorité pour l’IRAD. En effet, il va falloir mettre en œuvre un plan de formation diplômante au profit de jeunes chercheurs et de nombreuses formations de recyclage technique à court terme pour les techniciens de recherche recrutés. La recherche requiert des équipements « High tech » pour le développement des technologies de pointe. Cela demande l’acquisition et la maintenance de nombreux appareils de laboratoires, la modernisation de l’outil informatique, le développement et la maintenance des bases de données scientifiques et génétiques. Donc, l’IRAD mettra en place des systèmes modernes de gestion des carrières de ses personnels et de ses infrastructures.

A l’aube des changements et variabilités climatiques, l’essor des biotechnologies devient encore plus grand. Par conséquent, il est urgent de développer à l’IRAD des capacités scientifiques idoines pour la biologie moléculaire et institutionnelles de réglementation de la biosécurité. Cette démarche est susceptible de donner une nouvelle dimension à l’IRAD relatives aux applications biotechnologiques liées à l’augmentation des productions et productivités agricoles, pastorales, forestières et de pêche.

Depuis toujours, l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement maintient des relations de coopération avec les organismes de développement, les ONG, les organisations professionnelles agricoles et des opérateurs économiques divers. Ces liaisons recherche-développement seront qualitativement renforcées par l’implication de ces derniers dans le financement durable de la recherche agricole, à travers des forums de concertation et le développement des plateformes d’innovations à chaînes de valeurs agropastorales.

L’IRAD est devenu le moteur de la construction du système national de recherche agricole (SNRA) Camerounais dès son avènement en 1996. Cette démarche partenariale sera poursuivie avec les organismes nationaux à la base d’avantages comparatifs et complémentaires pour la mise en place au Cameroun de masses critiques de ressources humaines à la recherche de financements pour la recherche agricole au Cameroun.

Au plan régional et Africain, l’IRAD va renforcer sa place centrale dans la sous-région par l’organisation régulière des rencontres scientifiques entre les dirigeants des instituts de recherche agricole dans le cadre du PRASAC. L’IRAD va aussi mettre un accent particulier pour s’insérer dans les réseaux de coopération scientifique, Ouest et Centre Africain et à développer une coopération tout azimut avec les pays du Nord et du Sud, notamment les pays émergents, afin de jouer un rôle plus actif dans la communauté scientifique internationale.

L’une des grandes innovations de la restructuration du SNRA a été l’institution à l’IRAD d’une Direction de la Valorisation et de l’Innovation (DVI). La DVI a pour objet premier d’établir et de renforcer les relations de l’IRAD avec le développement, de générer les recettes propres par la valorisation des produits de la recherche. La vision actuelle est de rendre la valorisation des produits de l’IRAD plus percutante pour accroître sa visibilité les recettes propres de l’IRAD, notamment par la mise à disposition, à des prix abordables, de semences améliorées de qualité aux producteurs et en quantités suffisantes en début de campagnes agricoles, incluant les semences de base végétales, graines pré-germées, plants fruitiers greffés, semences bovines pour insémination artificielle, et alevins de tilapia, carpe et Heterotis.

Du reste, l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement poursuivra sa mission première, à savoir, la génération de connaissances scientifiques de qualité et de technologies adaptées aux besoins de petits producteurs Camerounais et des agro-industries nationales, en mettant à leurs dispositions des guides pratiques et de nombreuses fiches techniques socio-économiques.

 

Dr. Noé WOIN

 Directeur Général IRAD